Geneviève Chincholle-Quérat
Analyste Jungienne
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Bibliographie

J’ai toujours écrit et cela a constitué pour moi un moyen d’expression important. Dans le cadre d’une thérapie je me sers parfois de l’écriture, des mots, pour compléter un collage, une histoire de vie, un arbre "Transgénérationel". Je propose parfois à des personnes l’écriture d’une autobiographie qui permettra une meilleure intégration de l’histoire. Je propose aussi l’écriture de lettres des choses, sentiments, que l’on aurait aimé dire ou transmettre, à un disparu...Je parle souvent " Des mots et des couleurs"...pour parler d’un travail global d’expression des émotions, pour retrouver le fil et dénouer des émotions, parfois des traumatismes...parfois, il s’agit d’analyser, de trouver des mots précis, un peu comme dans les contes, la jeune-fille doit trier le grain, savoir ce qui est à garder et ce qui est à jeter. Peindre, coller, écrire, ne nous font pas développer les mêmes qualités. Ces modes d’expressions sont bien souvent complémentaires. On peut aussi cacher un courrier dans une peinture, écrire des mots invisibles, déchirer, coller, brûler...On peut montrer, ou pas, travailler dans le secret, tout dépend...


Fin de folie, faim de vie (éd. Terre de braise).

Petit poisson deviendra grand...
Oublier, oublier, disent les vagues au vent.
Oublier, oublier, et s’ouvrent et se referment,
Souviens toi, souviens-toi...

Sur la route crayeuse et sèche, sur le petit chemin houleux où les pieds butent contre les pierres, on n’en finit pas de marcher et d’attendre, et de marcher encore vers les flaques d’eau du ciel, les lieux de la lumière où se lèvent nos rêves, et la mémoire et le désert.
On a la soif et les mains vides le long du corps, et l’on s’éloigne tout doucement.
Comme l’enfant sur le sentier de l’école, on regarde éclater les bourgeons sur les branches vertes, on cueille les premières primevères sur le bord du ruisseau.
On s’oublie au soleil jusqu’à la fièvre, on fait craquer les feuilles sèches sous les pieds, on cache les marrons dans ses poches, on rêve de partir très loin dans de gros camions.
On est la lune et la marée, on sait ce qu’on fera quand on sera grand, on a des secrets au fond du cartable.
On verse une larme, on éclate de rire, et puis on se souvient...


La Lézarde (éd. Espace Santé).

Celui qui n’a pas enlacé sa terre ne pourra pas monter vers le ciel.
Alors qui aide qui et pourquoi ?
Peut-être que pour accompagner il est nécessaire d’avoir compris son besoin d’aider, de se mettre au service, et d’une certaine façon, de s’en être détaché.
Que l’accompagnement s’ancre à partir de sa plénitude et non à partir de son absence.
C’est peut-être un métier que l’on ne peut faire qu’un temps ou que l’on doit tresser avec une vie créative, des jardins fleuris, et des enfants à qui on donne bien sûr les premiers morceaux du gâteau.
Celui qui n’est pas en chemin n’accompagnera jamais personne, avec ou sans diplôme. Ainsi vont les lézardes de nos vieilles habitudes craquant sur des peaux fines et vulnérables et comme dit je ne sais plus quel ami proche : "là où tu n’es pas sensible, Enlève-le".



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